Depuis l’origine du cinéma, nombre d’œuvres littéraires ont inspiré les créateurs. On pense inévitablement à Georges Méliès et son adaptation du roman de Jules Verne De la terre à la lune. A peine le cinéma était-il né qu’il s’appuyait sur la fiction et la littérature romanesque pour faire naître des chefs-d’œuvre qui allaient rester dans la mémoire collective. Des  Misérables à Illusions perdues en passant par Le rouge et le noir, Les Trois mousquetaires ou Zazie dans le métro (pour ne citer que des films français), nombre de spectateurs ont (re)découvert la littérature au travers du 7ème art, parfois à « l’insu de leur plein gré », sans connaître l’œuvre d’origine ou sans même se rendre compte qu’il s’agissait d’une adaptation.

Le PJE a choisi de travailler cette saison avec des professionnels dont l’oeuvre est nourrie par un intérêt pour le langage du cinéma et pour qui la fiction cinématographique vient alimenter son univers littéraire. Aux côtés de Hugo Boris, auteur invité, la démarche des  scénaristes, réalisateurs, pédagogues invités s’appuiera sur une expérience de médiation à l’égard de leur travail de création afin de faciliter la co-construction d’actions avec différents partenaires et publics sur le thème Littérature et cinéma : les métamorphoses de l’écriture.

Les actions menées avec des groupes spécifiques seront multiples : une exposition d’affiches de cinéma, la circulation de la mallette pédagogique (la Cinémallette) de la Cinémathèque de Toulouse centrée sur le thème cinéma et littérature, la visite des lieux de conservation de films, des ateliers d’analyse critique, un atelier d’écriture de scénario à partir d’un texte littéraire, la réalisation d’un court métrage.